Les SUV électriques d’occasion partent en 83 jours chez les professionnels
Dans les parcs des professionnels, l’électrique d’occasion part près de deux semaines avant le thermique, une première selon le baromètre de Mobilians.
En bref
- Au troisième trimestre 2026, une électrique d’occasion reste moins longtemps en stock chez les professionnels qu’un thermique.
- Les SUV électriques d’occasion se revendent en 83 jours, les citadines en 117 jours.
- Le marché a compté 61 349 transactions, soit 40 % de plus qu’un an plus tôt.
- Une électrique d’occasion coûte 23 384 € en moyenne, tous âges confondus.
Oui, une électrique d’occasion se revend désormais plus vite qu’un modèle thermique, du moins dans les parcs des professionnels. Selon le baromètre de Mobilians, de l’Avere-France et d’AAA Data, relayé par Automobile Propre, l’écart de près de deux semaines est présenté comme inédit.
La trajectoire compte autant que l’écart. Après les 161 jours de fin 2025, le délai des électriques était tombé à 138 jours au deuxième trimestre 2026, tandis que celui des thermiques s’allongeait dans le même temps.
Quels segments et quels modèles partent le plus vite
Les écarts sont marqués d’une catégorie à l’autre. Pour les citadines électriques, le délai moyen a reculé en un trimestre, de 138 jours à 117 jours. Les SUV électriques, eux, trouvent preneur en 83 jours, alors que leurs équivalents thermiques restent 141 jours en stock.
Parmi les modèles, la part des ventes conclues en moins de trois mois au troisième trimestre place en tête la Renault Twingo électrique de la génération précédente, devant la Mini électrique et la Renault Mégane E-Tech. En volume, c’est la Peugeot e-208 qui domine.
| Segment ou modèle | Repère au troisième trimestre |
|---|---|
| Citadines électriques | 117 jours en moyenne (138 le trimestre précédent) |
| SUV électriques | 83 jours (141 pour les thermiques) |
| Renault Twingo électrique, génération précédente | 60 % des transactions en moins de trois mois |
| Mini électrique | 57 % en moins de trois mois |
| Renault Mégane E-Tech | 52 % en moins de trois mois |
| Peugeot e-208 | 1 820 unités, premier rang en volume |
Le cas de la Tesla Model Y s’explique par les rabais consentis sur le neuf depuis janvier, qui ont rendu ses exemplaires d’occasion plus séduisants.
Un marché plus fourni, mais en repli sur un trimestre
Les professionnels détiennent 61 569 électriques d’occasion. Ce volume représente 9 % de leur stock automobile total et progresse de 5 % par rapport au trimestre précédent.
Côté ventes, on a dénombré 61 349 transactions sur le marché français entre juillet et septembre 2026. Cela représente 15 % de moins que lors du trimestre précédent, mais 40 % de plus qu’un an plus tôt.
Le repli trimestriel se lit face à une période particulière : le trimestre précédent avait vu les électriques d’occasion rencontrer un très fort succès, à la faveur de la montée soudaine du prix des carburants.
Les repères de prix pour acheter ou vendre
- Avec les aides à l’achat, une électrique neuve coûte en moyenne 35 543 €.
- Une électrique d’occasion de moins de trois ans revient à 33 672 €, soit un écart de 5 % avec le neuf aidé.
- Tous âges confondus, le prix moyen d’une électrique d’occasion s’établit à 23 384 €.
Pour un vendeur comme pour un acheteur, ces moyennes servent de point de comparaison avant de négocier, sachant qu’elles agrègent des modèles et des âges très différents.
Photo : 04iraq / Pexels