Stellantis, NVIDIA et Wayve visent la conduite sans conducteur, sans date fixée

Stellantis apporte ses plateformes de niveau 4, Wayve son IA de conduite et NVIDIA ses puces et son système Halos OS, sans date ni budget annoncés.

Frédéric Maupin Par Frédéric Maupin
3 min de lecture
Stellantis, NVIDIA et Wayve visent la conduite sans conducteur, sans date fixée
Une berline circule sur une route de ville : une image qui illustre la conduite en milieu urbain, sans montrer de conduite sans conducteur ni les projets de Stellantis, NVIDIA ou Wayve.

En bref

  • Stellantis s’associe à NVIDIA et Wayve, avec la France comme point d’ancrage du projet.
  • Les prototypes déjà essayés relèvent du niveau 2++, pas du niveau 4 visé à terme.
  • Aucune date de mise en service, aucun budget ni modèle définitif n’ont été communiqués.

Stellantis a dévoilé le vendredi 23 octobre 2026, lors des Assises du véhicule autonome à Paris, une collaboration avec NVIDIA et Wayve pour concevoir des véhicules sans conducteur. Le projet, rapporté par Automobile Propre, a été présenté devant le gouvernement français, qui souhaite voir ces technologies se déployer plus vite sur son territoire.

Trois partenaires, la France comme point d’appui

NVIDIA est un spécialiste américain des puces et de l’intelligence artificielle. Wayve est une entreprise britannique dédiée à la conduite autonome. Stellantis, de son côté, apporte la fabrication de voitures. Les trois groupes veulent faire de la France le socle d’un écosystème européen de mobilité autonome, qui réunirait semi-conducteurs, IA et industrie automobile.

Le projet prévoit aussi un volet de concertation : les partenaires locaux chargés de l’exploitation devront dialoguer avec les collectivités, les opérateurs de mobilité et les syndicats.

Qui apporte quoi

Partenaire Contribution
Stellantis Plateformes « L4-Ready » conçues pour accueillir des systèmes de niveau 4, plus un savoir-faire en ingénierie, intégration et production
Wayve Le système Wayve AI Driver, qui apprend à interpréter les situations de la route au lieu de suivre des règles écrites à l’avance
NVIDIA Le système d’exploitation Halos OS et l’architecture Hyperion, qui associe puissance de calcul et capteurs pour percevoir l’environnement du véhicule

Au niveau 4, la voiture assure seule la conduite dans son domaine de fonctionnement, sans intervention humaine. Cela ne veut pas dire qu’elle roulera dans toutes les conditions.

Du niveau 2++ au niveau 4

Stellantis et Wayve travaillent ensemble depuis mai 2026. Le 9 octobre, à Turin, ils ont montré les résultats de leurs premiers développements communs : une Fiat 500e et une Maserati Grecale, équipées de Wayve AI Driver et de STLA AutoDrive, ont assuré une conduite mains libres supervisée de porte à porte, en ville comme sur autoroute. Les équipes sont passées de l’intégration du système aux premiers essais sur route en moins de quatre semaines.

  1. Début du travail commun entre Stellantis et Wayve.
  2. Démonstration des deux prototypes à Turin.
  3. Annonce de la collaboration avec NVIDIA aux Assises du véhicule autonome, à Paris.
  4. Première commercialisation prévue de l’assistance avancée, d’abord en Amérique du Nord.

Ces démonstrateurs relèvent pourtant du niveau 2++ : le conducteur doit rester attentif et prêt à reprendre la main. L’accord avec NVIDIA, lui, concerne l’étape suivante, celle de la conduite sans conducteur.

Ce qui reste à établir

  • Stellantis ne communique aucune date de commercialisation ni de mise en service pour ses véhicules autonomes.
  • Ni modèle définitif, ni volume de production, ni montant d’investissement ne sont précisés pour cette initiative.
  • Les partenaires devront démontrer la fiabilité des systèmes en conditions réelles.
  • Ils devront aussi satisfaire aux exigences d’homologation et respecter la réglementation sur la sécurité et la protection des données.

Photo : Mathias Reding / Pexels

Frédéric Maupin

Véhicules, électrique, sécurité routière, innovation et conseils

Frédéric Maupin

Pendant vingt ans, Frédéric Maupin a dirigé l'atelier d'une concession dans l'Allier, entre révisions, rappels constructeur et clients pressés. Il suit pour Evomag l'actualité automobile et signe les conseils d'entretien, d'achat et de revente. Il ne recommande jamais une pièce ou un réglage qu'il n'a pas vu tenir plusieurs hivers. Le dimanche, il remet en état de vieux motoculteurs pour les voisins.