Véhicules électriques

Recharge électrique : seuls 29 % des Français jugent le réseau suffisant

Malgré plus de 200 000 points ouverts au public, la confiance dans les bornes reste minoritaire, avec de forts écarts entre âges, sexes et territoires.

Frédéric Maupin Par Frédéric Maupin
3 min de lecture
Recharge électrique : seuls 29 % des Français jugent le réseau suffisant
Une main tient un connecteur de recharge branché sur la prise d’un véhicule blanc, sur une aire extérieure.

En bref

  • Enquête YouGov pour Alphabet France menée les 17 et 18 septembre 2026 auprès de 1 001 personnes.
  • La part de Français confiants est passée de 23 % en 2024 à 25 % en 2025, puis 29 % cette année.
  • Plus d’un jeune de 18 à 24 ans sur deux juge le réseau suffisant, contre 15 % des 55-64 ans.
  • Les petites communes progressent plus vite que les grandes villes en un an.

Non, une large majorité de Français ne croit toujours pas que les bornes actuelles suffisent pour rouler uniquement à l’électricité. Selon une enquête YouGov réalisée pour Alphabet France et rapportée par Automobile Propre, moins d’un tiers des sondés estime que l’infrastructure permet une mobilité 100 % électrique. Le scepticisme recule pourtant, lentement, pendant que le parc de bornes grossit nettement plus vite.

Un réseau qui grandit plus vite que la confiance

29 %des Français jugent le réseau suffisant pour le tout électrique
71 %des sondés sont en désaccord avec cette idée
200 926points de recharge ouverts au public fin août 2026

Le décompte des points accessibles au public provient de l’Avere-France. Il marque une hausse de 13 % sur douze mois. En face, l’opinion avance par petits pas : six points gagnés en deux ans d’enquête. Autrement dit, l’équipement progresse à un rythme soutenu, mais la conviction des automobilistes suit avec retard. Pour qui hésite à passer à l’électrique, ce décalage rappelle que l’on achète aussi une perception du réseau, pas seulement un nombre de bornes. Le coût d’usage, lui, reste un autre calcul, détaillé dans notre comparatif électrique d’occasion ou diesel.

L’âge et le sexe creusent les écarts

Le sondage révèle une ligne de partage très nette autour de 45 ans. Avant ce seuil, la confiance reste proche de la moitié des répondants ; après, elle s’effondre à un niveau situé entre un sixième et un cinquième.

Profil Part jugeant le réseau suffisant
25-34 ans 49 %
35-44 ans 42 %
45-54 ans 20 %
65 ans et plus 17 %
Hommes 35 %
Femmes 24 %

Pour expliquer ce fossé générationnel, les auteurs de l’étude avancent une aisance plus grande des jeunes avec les technologies et les nouvelles façons de se déplacer. Ils reconnaissent toutefois que le questionnaire ne permet pas de cerner précisément l’origine de ces différences. Côté sexe, l’écart atteint onze points, mais hommes comme femmes se montrent plus confiants qu’en 2025.

Grandes villes et petites communes, deux perceptions

Le lieu de vie pèse lourd. Dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, 37 % des personnes interrogées jugent l’infrastructure à la hauteur. La proportion tombe à 28 % dans les villes de 20 000 à 100 000 habitants, puis à 20 % sous la barre des 20 000 habitants. Entre les deux extrêmes, l’écart atteint donc 17 points.

La dynamique, elle, joue en faveur des territoires peu denses. Sur un an, la confiance y gagne cinq points, quand les grandes villes n’en prennent que deux. Le retard demeure, mais il se réduit plus vite là où il était le plus marqué.

Ce que ce sondage permet de conclure pour votre projet

Ces pourcentages traduisent un ressenti. Ils ne décrivent ni la densité réelle des bornes près de chez vous, ni leur capacité à absorber vos trajets. Avant d’écarter ou de choisir une électrique, mieux vaut donc confronter cette défiance générale à votre propre situation : lieu de stationnement, trajets habituels, possibilités de recharge à proximité.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : 04iraq. Licence Pexels.

Frédéric Maupin

Véhicules, électrique, sécurité routière, innovation et conseils

Frédéric Maupin

Pendant vingt ans, Frédéric Maupin a dirigé l'atelier d'une concession dans l'Allier, entre révisions, rappels constructeur et clients pressés. Il suit pour Evomag l'actualité automobile et signe les conseils d'entretien, d'achat et de revente. Il ne recommande jamais une pièce ou un réglage qu'il n'a pas vu tenir plusieurs hivers. Le dimanche, il remet en état de vieux motoculteurs pour les voisins.